Centenari de Roland Barthes

L’home illegible que ens va ensenyar a llegir. El 12 de novembre serà el centenari del naixement.

La publicació d’una biografia ha generat pàgines especials a Le Monde.

(vídeo)Editorial (molt contestat) de Le Monde des Livres aquí.

Philipe Sollers sobre Roland Barthes aquí.

La «Introduction» de la biografia de Tiphanie Samoyault aquí.

Una entrada de blog irreblogable. Per això la copio aquí sota:

22 janvier 2015

Dix choses à savoir sur Roland Barthes

Antoine Flandrin, journaliste

Tiphaine Samoyault, Roland Barthes, Seuil, 2015.

Tiphaine Samoyault, Roland Barthes, Seuil, 2015.

1. Centenaire de sa naissance

Roland Barthes est né le 12 novembre 1915 à Cherbourg, simple halte de garnison pour son père, officier de marine marchande. Mobilisé pendant la première guerre mondiale comme enseigne de vaisseau, ce dernier disparaît en Mer du Nord, en 1916, son bateau ayant été coulé par les Allemands. Pupille de la nation, Roland Barthes est élevé par sa mère à Bayonne, puis à Paris.

2. Marqué par Jaurès

Le 6 février 1934, Roland Barthes, élève au lycée Louis-le-Grand, marqué par les discours à la jeunesse et sur la paix de Jean Jaurès, se joint aux étudiants de gauche qui éprouvent la nécessité de se défendre contre la montée du fascisme en France. Ce jour-là, une manifestation antiparlementaire organisée par des groupes de droite et des ligues d’extrême droite tourne à l’émeute, faisant quinze morts place de la Concorde.

3. Admirateur d’André Gide

Tuberculeux, Roland Barthes est réformé au début de la seconde guerre mondiale. Il séjourne dans des sanatoriums entre 1942 et 1946. Il lit beaucoup, surtout André Gide, dont il est un grand admirateur. Comme Barthes, Gide avait été atteint de la tuberculose à l’adolescence et, comme lui, il avait découvert son homosexualité lors d’un séjour curatif.

4. A Bucarest au début de la glaciation idéologique

A l’automne 1947, il obtient un poste de professeur à l’institut français de Bucarest dans un contexte difficile. Le pouvoir communiste fait pression sur les élèves roumains pour qu’ils cessent de fréquenter l’institut. A partir de 1949, la Securitate, la redoutable police politique, force au départ de nombreux fonctionnaires français. Roland Barthes fera tout son possible pour sauver des milliers de livres en français conservés dans les bibliothèques du pays.

5. L’initiation à la linguistique en Egypte

En 1949, il quitte la Roumanie pour l’Egypte. Il est lecteur à l’université d’Alexandrie. Il y fait la rencontre décisive d’Algirdas Greimas, jeune russe d’origine lituanienne, qui enseigne l’histoire de la langue française. Greimas l’initie à la linguistique. Mais manquant de livres pour approfondir ses recherches, Barthes décide de rentrer en France.

6. Amateur de catch

Passionné de théâtre, Roland Barthes retrouve dans le catch l’emphase « qui devait être celle des théâtres antiques ». Dans les années 1950, l’auteur du Degré zéro de l’écriture est un habitué des matchs qui se disputent à l’Elysée Montmartre, notamment entre le Bourreau de Béthune et l’Ange blanc. En 1955, il s’y rend souvent en compagnie de Michel Foucault avec qui il entretient à ce moment-là une relation amicale et amoureuse.

7. Attiré par le Maroc

Roland Barthes se rend pour la première fois au Maroc en 1963 avec Michel Foucault et leur ami Robert Mauzi à Marrakech. Il y reviendra une dizaine de fois au cours des années 1960 pour faire du tourisme sexuel. Il s’installe à Rabat entre 1969 et 1971 où il est professeur à l’université. Cette période est marquée par d’importantes manifestations d’étudiants. Empêché de faire cours, il adopte la même position qu’à Paris en mai 1968, se tenant à l’écart de la scène de la contestation.

8. Peintre du dimanche

Près de 385 de ses dessins sont conservés par la Bibliothèque nationale de France. En 2002, le centre Georges Pompidou à Paris a consacré une exposition à ces aquarelles, encres et gouaches exécutées principalement dans les années 1970. Des compositions tachistes que Barthes réalisait le dimanche au réveil.

9. De la consécration au deuil

Soutenu par Michel Foucault, Roland Barthes est nommé professeur au Collège de France. Le 7 janvier 1977, Il prononce la « leçon inaugurale » de la chaire de sémiologie littéraire, puis donne son premier cours « Comment vivre ensemble ». Une consécration ternie par la mort quelques mois plus tard de sa mère qu’il considérait comme son point de repère.

10. Fauché par une camionnette

Le 25 février 1980, Roland Barthes est invité par Jack Lang à un déjeuner avec François Mitterrand. Le futur ministre de la culture veut que le candidat à l’élection présidentiel s’entoure d’intellectuels. Barthes qui rechigne à s’engager quitte ses convives vers 15 heures pour se rendre au collège de France. En route, il est renversé par une camionnette. Il meurt le lendemain à l’âge de 64 ans.

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